19/01/2011

Shadowfever (Fever #5) de Karen Marie Moning

Moning Karen Marie - Fever #5 - ShadowfeverRésumé :

MacKayla Lane n’était encore qu’une enfant quand elle et sa sœur, Alina, ont été confiées à l’adoption et bannies à jamais d’Irlande.

Vingt ans plus tard, Alina est morte et Mac est revenue dans le pays qui les a expulsées afin de traquer le meurtrier de sa sœur. Mais, après avoir découvert qu’elle descendait d’une lignée à la fois bénie et maudite, Mac est plongée dans une histoire secrète : un ancien conflit entre humains et immortels qui ont vécu cachés parmi nous pendant des milliers d’années.

Une série d’évènements aux conséquences dévastatrices s’en suit pendant que Mac se débat pour gérer sa peine tout en poursuivant sa mission : découvrir et contrôler le Sinsar Dubh, un livre de magie noire écrit par le mythique Roi Unseelie contenant le pouvoir de créer et détruire des mondes.

Dans une bataille épique entre humains et Faes, le chasseur devient la proie quand le Sinsar Dubh se retourne contre Mac et commence à tracer un chemin mortel parmi ceux qu’elle aime.

Vers qui peut-elle se tourner ? A qui peut-elle se fier ? Qui est la femme qui hante ses rêves ? Et, plus important encore, qui est Mac et quelle est la destinée qu’elle entrevoit entre les lignes noires et cramoisies d’une ancienne carte de tarot ?

Du luxueux penthouse du Haut Seigneur aux profondeurs sordides d’un club Unseelie, du lit érotique de son amant à celui, terrifiant, du roi Unseelie, le voyage de Mac l’obligera à affronter les raisons de son exil et à faire un choix qui sauvera le monde… ou le détruira.

 

Avis :

Shadowfever est l’exemple typique d’une critique partiale de ma part. Je le savais avant même d’avoir lu le livre. Je le sais avant même d’avoir terminé d’écrire cet avis. J’aime Karen Marie Moning, son univers et, surtout, j’aime Mac ! Vous voici prévenu !

Des lettres d’informations et autres spoilers de l’auteure je n’avais retenu que quatre choses :

  • Ce cinquième opus serait le plus volumineux de la série.
  • MacKayla connaîtrait des moments de joie aussi intenses que ses moments de douleur.
  • La fin des aventures de Mac ne signifierait pas nécessairement la résolution de tous les conflits (un troisième arc ???)
  • Toutes nos questions trouveraient dans Shadowfever leurs réponses.

Techniquement, je suis forcée d’avouer que seules les trois premières affirmations se vérifient dans le livre. Bon, je ne vais pas m’étendre sur le nombre de page (nettement plus conséquent que n’importe quel volume de la série en effet). La seule chose qui mérite d’être signalée à ce propos est que Karen Marie Moning a pris le temps qu’il fallait pour que l’action et la résolution de la série se déroulent sans heurts. Je n’ai pas eu l’impression de lire un dénouement bâclé. Ce qui est sans doute un peu trop rare.

Point suivant donc… Gloire et bonheur. On trouvera les deux en effet ! Je ne veux pas spoiler les lectures des unes et des autres alors il m’est difficile de développer ce point (comment l’illustrer ?!) mais oui… MacKayla a été meurtrie au cours des précédents volumes. Et les comptes se règlent ici au centuple, permettant à notre héroïne de tourner la page. Ceci étant (et j’ai conscience que ce qui va suivre pourrait être, et sera sans doute, mal interprété) c’est sur ces blessures que Mac 5.0 s’est construite. Aurait-elle été suffisamment forte, assez mure, pour dépasser ses peurs, analyser les informations qui lui parviennent ? Personnellement, je ne mise pas 2 centimes sur le bonbon rose de Fièvre noire. Toutefois, ne croyez pas que Shadowfever n’est centré qu’autour du bonheur et du triomphe de MacKayla. Apprêtez-vous à la voir souffrir (et pas qu’un peu !). Si vous avez des doutes, relisez la fin de Fièvre fatale, reprenez les spéculations sur l’identité de la personne à terre et imaginez les conséquences pour Mac…

En effet, ce cinquième tome clôt les aventures de MacKayla. Une fois encore, on pourrait débattre de ce point, l’auteure conservant suffisamment de portes ouvertes pour revenir sur la blonde Irlandaise si l’envie lui prenait. Mais, honnêtement, j’en doute : la fin est… Aussi parfaite qu’elle peut l’être ! Pour MacKayla en tout cas. Concernant le reste de l’Humanité en revanche, c’est nettement plus flou. Nul doute que nous en apprendrons plus dans une troisième série !

Oui, je suis convaincue que nous aurons droit à une nouvelle série compte tenu des quelques questions restant sans réponse (je pense notamment à une qui va provoquer quelques grincements de dents). A titre personnel, je n’ai pas été traumatisée par ces réponses manquantes puisque je les ai assimilées à une bonne nouvelle. Mais il n’en est pas moins vrai que l’auteure n’a pas su tenir cette promesse !

Quoi qu’il en soit, attendez-vous à être surpris en lisant Shadowfever. Et soyez sûrs que Karen Marie Moning a toujours une longueur d’avance sur lecteur… La surprise sera donc toujours au rendez-vous !


Défi lecture 2011 - ABFA V&S

Informations :

  • Editeur : Delacorte Press
  • ISBN : 9780440339748
  • Date de parution : 18 janvier 2011
  • Nombre de pages : 608
  • Prix : 26,00$
Publicités
15/01/2011

Sans âme (Le protectorat de l’ombrelle #1) de Gail Carriger

Carriger Gail - Le protectorat de l'ombrelle #1 - Sans âme

Résumé :

Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ?

 

Avis :

Sans âme est ma première expérience « Steampunk ». Enfin, pas tout à fait, mais j’ai tendance à mettre mes lectures d’enfance de coté. Quoi qu’il en soit, on peut dire que je suis enchantée d’avoir élargi mes horizons.

Tout commence lorsqu’au cours d’une soirée qui ne tient pas ses promesses, Mademoiselle Tarabotti tue accidentellement un vampire qui souhaitait se sustenter sur son auguste personne sans même d’avoir été dûment introduit. Difficile de faire plus vulgaire n’est-ce pas ? Oui, le ton est donné : nous sommes plongés dans une Angleterre victorienne, aussi collet monté que conquérante.

Alexia Tarabotti semble cumuler les défauts : vieille fille (une jeune femme de 26 ans non mariée ne saurait valoir plus qu’une babiole destinée à agrémenter un salon), une langue bien pendue affectionnant l’humour caustique (en dépit de son penchant marquée pour l’auto dépréciation), à moitié italienne (l’exotisme n’est pas nécessairement une qualité) et surtout, ne possédant pas d’âme (je passe sous silence les conséquences de ce fâcheux état de fait).

Conformément aux normes sociales en vigueur à cette époque, son environnement est assez restreint : elle doit composer avec sa famille (haute en couleurs !), sa meilleure amie (qui semble affectionner les bibis aussi voyants que ridicules) et les quelques membres de la bonne société londonienne qui ne semblent pas être rebutés par sa présence (et penser que sa conversation peut justifier la peine d’une invitation). Heureusement que quelques créatures paranormales sont là pour pimenter un peu sa vie, à commencer par Lord Maccon, agent du BUR et Alfa de la meute de loups garous locale, aux manières aussi frustres qu’on pourrait attendre d’un Ecossais ; ou bien Lord Akeldama, vampire à l’âge indéterminé, aussi précieux que scandaleux,  curieux comme un chat et tendre comme un enfant.

Sauf que, telles les meilleures choses, cette vie monotone se termine dans cette bibliothèque à la suite d’un malheureux coup d’ombrelle mal placé. Alexia va devoir faire appel à toute ses connaissances mais également sa verve pour se sortir du mauvais pas dans laquelle son ombrelle fétiche l’a placée.

Vous aurez compris que je suis tombée sous le charme du premier opus du protectorat de l’ombrelle. Les protagonistes sont attachants (ou bien terrifiants, à l’image de VIXI), la trame est… brillante ! Une fois n’est pas coutume, je n’ai pas pressenti le dénouement à l’issue du premier tiers du livre (si ça ce n’est pas un gage de qualité…). Mademoiselle Carriger a su maintenir le suspens (et mon attention) d’un bout à l’autre du livre, jonglant habilement entre les salons de la bonne société et les laboratoires de savants fous. Voire même au delà (j’ai comme dans l’idée que nous retrouverons ces petites pieuvres tôt ou tard dans le reste de la série).

J’oserais toutefois une petite critique : certaines réparties entre Alexia et Lord Maccon sont semblables à la mélasse (tant prisée en tarte par notre héroïne). Peut-être n’ai-je pas été assez sensible aux mœurs victoriennes pour les apprécier à leur juste mesure. Quoi qu’il en soit, Sans âme reste un livre hauts en couleurs, servi par des protagonistes pittoresques, une intrigue captivante et une écriture truculente : jetez-vous dessus, vous ne devriez pas le regretter !

 

Défi lecture 2011 - ABFA V&S

Informations :

  • Editeur : Orbit
  • ISBN : 9782360510269
  • Date de parution : 12 janvier 2011
  • Nombre de pages : 350
  • Prix : 15,50 €
15/01/2011

Bal de givre à New York de Fabrice Colin

Colin Fabrice - Bal de givre à New YorkRésumé :

Depuis l’accident, je ne me souviens plus de rien. Je sais juste que je m’appelle Anna. Tout est blanc, beau léger autour de moi. Pourtant, je sens qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Que je suis en danger. Il faut que je me souvienne.

 

Avis :

Une des choses qui m’ont le plus marquée en lisant ce livre est son ambiance. Bal de givre à New York est un livre très « visuel » : les descriptions sont précises, détaillées. On évolue ici dans un New York minéral, dominé par les couleurs froides, rendant la ville aussi magnifique que menaçante (et ce, en dépit du coté ouaté, et habituellement rassurant, de la neige).

Mon dépaysement a été renforcé par la légère composante « science fiction » du livre. Si la voiture à conduite automatisée d’Anna est anecdotique, j’ai été nettement plus surprise par les livres dont les pages s’effacent au fur et à mesure de l’avancée de la lecture : doit-on y voir une symbolique autour de la connaissance et de la destruction  (ou bien vais-je trop loin) ?

Les personnages sont, pour leur part, tout aussi bien travaillé que le cadre dans lequel ils évoluent. Si au départ, on a parfois du mal à comprendre où l’auteur souhaite en venir, les contours se dessinent de plus en plus clairement et le dénouement, sans pour autant nous prendre par surprise, répond à bon nombre de questions. Ainsi, Anna est plus qu’une pauvre petite adolescente riche et esseulée dans New-York ; Wynter a d’excellentes raisons pour s’intéresser à elle etc. Le seul personnage qui, selon moi, entretient le plus longtemps le mystère reste Le Masque (que j’ai dû inconsciemment assimiler à William Rookwood « V » de V pour Vendetta).

L’intrigue quand a elle n’est sans doute pas des plus originale mais a le mérite de ne pas nous présenter une héroïne en proie à une passion dévorante pour un vampire/loup garou à l’âme torturée… Autrement dit, Fabrice Colin nous sort un peu de notre train train habituel. Je ne dirais pas que je n’ai pas vu l’issue venir, mais le doute était suffisamment présent tout au long de ma lecture pour que je ne m’ennuie pas.

Globalement, on voit que Fabrice Colin a porté une grande attention aux détails et aux symboles. Il en résulte un livre bien écrit, bien construit, très agréable à lire.

Un petit bémol : je ne suis pas réellement entrée en phase avec Anna. Elle est pourtant conforme à l’image que l’on pourrait se faire de l’héroïne-type de ce genre d’ouvrage (un peu trop même ?). Mais, dans le fond, n’est-ce pas un détail ?

 

Informations :Défi lecture 2011 - ABFA V&S

  • Editeur : Albin Michel (Wiz)
  • ISBN : 978226193568
  • Date de parution : 5 janvier 2011
  • Nombre de pages : 293
  • Prix : 13,50 €
12/01/2011

Mortels petits secrets (Mortels petits secrets #1) de Laurie Faria Stolarz

Stolarz Laurie Faria - Mortels petits secrets #1 - Mortels petits secrets

Résumé :

Camelia échappe de peu à un accident de voiture : elle est sauvée par Ben, un mystérieux garçon qui disparaît avant qu’elle ait pu le remercier. Depuis, Camelia ne cesse de penser à lui, et à l’étrange sensation ressentie quand il l’a touchée. Pourtant, lorsqu’elle le revoit au lycée, Ben l’évite. La rumeur dit qu’il aurait tué son ex-petite amie. De son côté, Camélia reçoit des lettres de menaces. Pourquoi ne peut-elle résister à son attirance pour Ben ? Peut-elle vraiment lui faire confiance ?

 

Avis :

Il est des livres qu’on aurait aimé ne pas lire. Non qu’ils soient franchement mauvais. Simplement la mayonnaise n’a pas pris et ne reste que la désagréable sensation d’avoir perdu son temps. C’est mon cas avec Mortels petits secrets.

Camélia est une lycéens tout ce qu’il y a de plus banale menant une vie fort peut trépidante. Jusqu’au jour où elle manque de se faire ecraser sur le parking du lycée. Elle ne doit son salut qu’à la promptitude d’un jeune inconnu au seul contact duquel la jeune ne semble avoir qu’une idée en tête : prendre la fuite avant même que Camélia ait le temps de formuler le moindre remerciement. Concrètement, je qualifierais l’intrigue de « peu palpitante » : tout est cousu de fil blanc et on soupçonne rapidement quelle sera l’issue du livre. L’auteur cherche a entretenir le suspens en introduisant au fur et à mesure des suspects potentiels. Sans grands succès. J’ai bien eu une hésitation à un moment mais je ne lisait rien qui puisse concrètement entretenir un doute raisonnable. Dommage donc…

Voyons si les personnages parviennent à relever le niveau…

Sans être ouvertement stupide, Camelia n’est pas une flèche. J’ai eu un moment de compassion quand elle se rend compte qu’elle aurait besoin de parler avec ses parents tout en ayant conscience que ce n’est pas le bon moment. Un des grands principes de l’adolescence étant qu’on se retrouve à gérer des problèmes d’adulte sans pour autant être armé en conséquence… Sans être réellement attachante, Camelia est donc une héroïne plus que convenable (un bon point, un !)

Ben, l’autre protagoniste pourrait-être qualifié d’Edward Cullen de service. Laurie Faria Stolarz a sans doute cherché à créer un héros sombre, mystérieux, torturé… Il est juste insipide, falot et à la limite du pathétique. J’ai toutefois éprouvé quelques élans d’admiration en lisant avec quelle constance il endurait les mauvais traitements imposés par petits camarades (voire l’administration du lycée, parce qu’il est bien connu de tous que les proviseurs n’ont qu’un objectif : torturer les pauvres héros incompris !).

Ce que je ne m’explique pas, c’est surtout le mode de raisonnement qui lui a permis de déculpabiliser (en partie) du décès de Julie à la fin du livre alors qu’il n’a fait que répéter son action héroïque de début de livre… Mais bon, je n’ai jamais été réputée pour ma maitrise de la psyché masculine !

A ce stade, je tiens à décerner une mention spéciale aux amis de Camelia. Généralement, lorsque l’héroïne un peu mièvre ne semble pas vouloir de décider à faire preuve d’un peu de jugeote, ses amis remontent le niveau. Pour le coup, l’auteure s’est démarquée en nous proposant deux têtes à claques dont on peut se demander s’ils sont de « véritables amis de roman jeunesse » : plutôt que de pousser Camélia à suivre la voie de la raison (à savoir prévenir ses parents ou tout autre adulte responsable des missives de son mystérieux admirateur), ils semblent nettement plus préoccupés par la mise en place de plans foireux destinés à (rayer la mention inutile) se faire remarquer par le beau gosse du lycée / se trouver une fausse petite amie pour que le paternel lui accorde enfin regard. A chacun ses priorités me direz-vous !

Je me rends compte en relisant que je n’ai pas été tendre avec cet ouvrage. Peut-être est-ce lié au fait que je ne fais pas partie du lectorat visé (ne nous voilons pas la face : à 30 ans passés, je ne peux pas apprécier tous les romans Young Adults…). Je suis par ailleurs convaincue que cette trilogie saura trouver son public. Mais je ne peux conseiller cette lecture à tous quand ma principale motivation pour terminer ce volume était de voir si je pouvais trouver de nouveaux parallèles avec des ouvrages déjà publiés… A vos risques et périls donc !

 

Défi lecture 2011 - ABFA V&S

Informations :

  • Editeur : Albin Michel (Wiz)
  • ISBN : 9782226218414
  • Date de parution : 5 janvier 2011
  • Nombre de pages : 283
  • Prix : 13,50 €
09/01/2011

Immortels (Immortels #1) de Cate Tiernan

Tiernan Cate - Immortels #1 - ImmortelsQuatrième de couverture :

La nuit dernière, tout mon univers s’est écroulé. Et j’ai dû mettre les voiles. Disparaître. Incy est allé trop loin. Lui, mon meilleur ami, celui avec qui j’ai fait les quatre cents coups. D’habitude, je ne donne pas dans le sentiment.

Mais cette fois, c’est différent.

Il n’avait pas le droit d’agresser ce type sans raison. Et surtout, jamais il n’aurait dû voir cette marque dans mon cou, que je cache depuis des siècles. Parce que j’ai oublié de vous dire : j’ai 459 ans.

Voilà comment je me retrouve à River’s Edge. Vous m’imaginez, moi, dans un centre de redressement pour immortels qui veulent filer droit ? Passer mes journées à avoir des pensé positives et une alimentation équilibrée…. très peu pour moi. Pourtant, je dois rester. Je le sens. Ce type, Reyn, je l’ai déjà croisé quelque part, j’en suis sûre.

Mais où et quand ?

 

Avis :

Immortels et moi, c’est une rencontre qui a failli ne pas se faire : je n’étais séduite ni par le résumé, ni par la couverture. Mais un hasard du destin l’a malgré tout fait atterrir sur ma table de nuit. Pourquoi pas… Je me suis donc armée de courage pour dépasser mes a priori négatifs.

Cate Tiernan nous conte l’histoire de Nastasya, une «  Immortelle » (non, rien à voir avec les vampires pour une fois) qui semble avoir passé ces quatre derniers siècles à peaufiner l’art aussi subtil que délicat de la crise d’adolescence. Revenue de tout, un sens des limites à ne pas dépasser quelque peu émoussé, elle parcourt le globe avec sa bande d’amis à la recherche de la moindre petite poussée d’adrénaline. Seulement voilà, la machine finit par s’enrailler : une soirée qui tourne mal et voilà que Nasty prend ses jambes à son coup pour aller se réfugier auprès de River, une Immortelle animant ce qui peut s’apparenté à un centre de remise en forme pour Immortels ayant perdu de vue le sens de la vie planqué sous l’habile (et très tendance) couverture d’une ferme bio. Nastasya va-t-elle enfin cesser de fuir ce qu’elle est ? Et, d’ailleurs, qu’est-elle réellement ? Et que veut-elle ?

Je suis partagée en écrivant cette critique. Littéralement. Je me serais volontiers dispensée de la lecture des 180 premières pages (un résumé détaillé suffirait vu ce qu’on y apprend). Trois volumes seulement ayant été annoncés pour la série, je pensais que Cate Tiernan ne trainerait pas trop pour nous plonger dans l’intrigue. J’en ai été pour mes frais (ça m’apprendra à me lancer dans des conjectures !). Le démarrage est donc excessivement lent, mais je n’ai pas regretté d’avoir persévéré car l’auteure se rattrape par la suite.  Hormis le fait que Nastasya s’assagisse suffisamment pour qu’on n’ait plus envie de soupirer à la moindre de ses actions, j’ai été agréablement surprise de la vitesse à laquelle les différents protagonistes prennent de l’épaisseur sans avoir pour autant eu l’impression que l’auteure ait pressé le pas pour boucler en toute hâte. Au final, ça nous donne un livre avec une progression étonnante, passant du démarrage médiocre à un final (presque) surprenant, en passant par une intrigue plus complexe qu’initialement escomptée. A tel point qu’en refermant le livre, je me suis demandée comment notre héroïne allait bien pouvoir se sortir du pétrin dans lequel la vie l’a fourrée.

 

Défi lecture 2011 - ABFA V&S

Informations :

  • Editeur : Hachette (Black moon)
  • ISBN : 9782012020894
  • Date de parution : 5 janvier 2011
  • Nombre de pages : 360
  • Prix : 17,00 €